La zone du remblai T17, située à Kolwezi, dans la province du Lualaba, a été officiellement placée en situation d’urgence radiologique par les autorités congolaises, à la suite de la découverte de matières radioactives sur un site exploité par des creuseurs artisanaux.
Dans une déclaration rendue publique le 23 mars 2026, la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovation, Sombo Ayanne Safi Mukuna Marie-Thérèse, agissant en qualité d’autorité nucléaire, évoque un risque majeur pour la santé publique, la sécurité nationale et l’environnement.
Selon des informations concordantes relayées par la presse, cette décision fait suite à une exploitation artisanale incontrôlée ayant mis au jour des substances radioactives sur le site, exposant potentiellement les populations et les écosystèmes environnants. Le communiqué officiel indique que cette mesure vise à circonscrire toute contamination, à sécuriser le périmètre concerné et à protéger les populations exposées.
Les autorités annoncent notamment le déploiement d’équipes spécialisées sur le terrain, l’intervention d’experts qualifiés pour évaluer le niveau de risque, ainsi que la mise en place de dispositifs de décontamination, de protection et de surveillance continue. Le gouvernement insiste également sur la nécessité d’une intervention rapide et coordonnée afin d’éviter toute aggravation de la situation.
Des risques sanitaires bien documentés
Sur le plan scientifique, les risques associés à l’exposition à des matières radioactives sont largement documentés. Les rayonnements ionisants peuvent pénétrer les tissus biologiques, altérer l’ADN et entraîner des effets graves sur la santé, notamment des lésions cellulaires ou des pathologies à long terme. L’exposition peut intervenir par inhalation de particules contaminées, ingestion ou contact prolongé, des situations particulièrement plausibles dans des environnements d’exploitation minière artisanale.
Cette déclaration d’urgence s’inscrit dans une logique de gestion des risques conforme aux principes internationaux. Les cadres de référence en matière de sûreté radiologique, notamment ceux promus par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), mettent l’accent sur la préparation, la détection et la réponse rapide aux incidents impliquant des substances radioactives.
Dans ce contexte, les autorités congolaises affirment leur engagement à mobiliser les ressources nécessaires, à agir avec transparence et à assurer une gestion coordonnée de la situation. Le gouvernement appelle enfin la population au respect strict des consignes de sécurité émises sur le terrain, dans un contexte où la présence de matières radioactives, bien que localisée, représente un risque potentiellement grave si elle n’est pas maîtrisée.
Boaz Kabeya









