Plusieurs véhicules de transport en commun n’ont pas circulé, le 26 janvier 2026, dans la ville de Kinshasa, en réaction aux nouvelles mesures annoncées par les autorités, a constaté Bankable. Cette situation a contraint de nombreux travailleurs, fonctionnaires, enseignants et élèves à parcourir de longues distances à pied dans plusieurs quartiers de la capitale.
Dans un communiqué publié le 19 janvier, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba, avait annoncé le lancement, à cette date, d’une opération de contrôle de conformité au Code de la route. Plus de 3 000 agents issus de la Police nationale et de différents services spécialisés du gouvernorat ont été déployés dans l’objectif de lutter contre les embouteillages, l’indiscipline routière et les accidents — des facteurs qui pénalisent, selon le gouverneur, la productivité, la qualité de vie et la sécurité dans la capitale.
D’après le communiqué, les contrôles portent notamment sur le permis de conduire, le contrôle technique, la vignette, l’autorisation de transport et l’assurance pour les véhicules destinés au transport en commun. Le gouvernorat insiste également sur l’obligation de respecter la grille tarifaire officielle. Les contrevenants s’exposent à des amendes, à l’immobilisation ou à la mise en fourrière de leurs véhicules.
À ces mesures s’ajoutent de nouvelles restrictions concernant les camions et les véhicules de livraison. Le gouverneur a précisé que les camions de 20 tonnes et plus, ainsi que les véhicules de livraison, ne pourront circuler que de 22 h à 5 h les lundis, mardis et mercredis. Les autres jours, les entrées dans la ville resteront autorisées de 22 h à 5 h, mais une fois à l’intérieur, ces véhicules pourront circuler, livrer et sortir sans limitation d’heures, dans le respect du Code de la route.
Cette disposition modifie partiellement la décision prise par le ministère de l’Économie en juin 2025, à la suite de trois semaines de grève des camionneurs provoquées par les restrictions de circulation. Le communiqué ministériel stipulait alors que tous les camions, quelle que soit leur charge ou leur configuration, étaient autorisés à sortir, circuler et livrer librement dans la ville de Kinshasa, à condition de respecter le Code de la route, tandis que les entrées dans la capitale demeuraient limitées à la plage horaire de 22 h à 5 h du matin.
Timothée Manoke
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