Les travaux de construction d’un réseau d’adduction d’eau potable entrent dans leur phase d’exécution dans le territoire de Djugu, en Ituri, après la réception de matériaux hydrauliques destinés à la mise en œuvre du projet. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), ces équipements ont été réceptionnés par le Centre d’initiation au développement rural (CIDRI), porteuse de l’initiative.
Le projet vise à alimenter en eau potable les localités de Lonyo, dans le territoire de Djugu, ainsi que des quartiers périphériques de Bunia. Son coordonnateur, Innocent Ngandru, a indiqué que les matériaux réceptionnés — tuyaux, vannes et accessoires de raccordement — ont été achetés en Ouganda grâce à un partenariat extérieur, permettant ainsi de passer de la phase de planification à celle de la construction physique.
Le projet repose sur un système d’adduction gravitaire, c’est-à-dire un dispositif exploitant des ressources en eau situées en altitude pour les acheminer vers les zones de consommation sans recours à des pompes. D’après Innocent Ngandru, ce choix technique doit contribuer à réduire les coûts d’exploitation et à faciliter l’accès au service pour les populations à faibles revenus. La première phase sera alimentée par la source Tsada, tandis qu’une extension est prévue à partir de la source UDHA.
Selon les précisions fournies par le coordonnateur de CIDRI, la première phase du projet prévoit un débit de cinq litres par seconde, avec un objectif de desserte d’environ 17 000 personnes dans les zones de Jili et Mandro, à Djugu. À terme, une extension du réseau pourrait porter la capacité à 20 litres par seconde et couvrir jusqu’à sept quartiers périphériques de Bunia, sous réserve de la mobilisation des financements nécessaires.
Cette phase de construction s’inscrit dans le prolongement de travaux préparatoires déjà engagés autour de la source Tsada. En octobre 2025, l’ACP rapportait qu’un captage initial de cinq litres d’eau par seconde y avait été réalisé, avec la mise en place d’un collecteur, d’un mur de soutènement et d’un périmètre de protection autour de la source. Ces aménagements avaient permis de confirmer le potentiel hydraulique du site.
Le coordonnateur de CIDRI a par ailleurs alerté sur l’impact de l’insécurité dans certaines zones de l’Ituri. Il souligne que des ouvrages hydrauliques ont déjà été détruits dans des zones touchées par les violences, une situation susceptible de fragiliser davantage la confiance des bailleurs.
Boaz Kabeya
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