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Les réserves de change ont grimpé à 5,7 milliards $ au cours du premier semestre 2024

Les réserves de change ont grimpé à 5,7 milliards $ au cours du premier semestre 2024

Les réserves internationales de la République démocratique du Congo (RDC) ont atteint 5,7 milliards $ au 26 juin 2024, selon un rapport de la Banque centrale du Congo (BCC). Ce montant, correspondant à 3,09 mois d’importations, marque une hausse par rapport à la fin de 2023, où les réserves s'élevaient à près de 5,5 milliards $, couvrant environ deux mois d’importations, d'après les chiffres du Fonds monétaire international.

Cette augmentation s'inscrit dans un contexte de progression des échanges commerciaux de la RDC, qui ont enregistré une hausse de 16,20% en glissement annuel à fin mai 2024, contre 14,20% à la même période en 2023. La balance des biens du pays a affiché un excédent de 3,7 milliards $, contrastant avec un déficit de 2,2 milliards $ à fin avril 2023. « Rapproché au PIB, ce solde excédentaire représente 5,24% contre 3,43% une année plus tôt », précise la BCC.

Malgré un contexte difficile, la RDC a entrepris des réformes économiques majeures pour améliorer sa balance des paiements, dans le cadre d’un accord de facilité élargie de crédit signé avec le FMI. À l'issue de la dernière revue de cet accord début juillet, le Fonds a félicité les autorités pour leurs efforts tout en les encourageant à continuer. « Les autorités ont maintenu une politique macroéconomique prudente et progressent dans la mobilisation des recettes domestiques qui demeurent sensibles aux fluctuations des cours internationaux des matières premières (…) L'accumulation des réserves de change a largement dépassé les prévisions », a déclaré l’institution. Elle a ajouté que « des efforts supplémentaires sont nécessaires pour renforcer les cadres de politique monétaire et de taux de change ».

Pour 2024, la BCC prévoit une croissance économique de 4,7%, contre 5,3% initialement prévu. Cette révision à la baisse s'explique notamment par un ralentissement de la croissance dans le secteur extractif, après une croissance de 8,4% en 2023.

Moutiou Adjibi Nourou

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