La société égyptienne Safrimex, spécialisée dans les travaux de génie civil, s’apprête à lancer les travaux de réhabilitation de l’aéroport de Bandundu, dans la province du Kwilu. L’annonce a été faite le 2 février 2026 par Glody Asani, représentant de l’entreprise, lors d’une rencontre avec le gouverneur Philippe Akamituna Ndolo. Il est question de réhabiliter la piste et le tarmac de cet aéroport afin de garantir des conditions optimales d’atterrissage et de décollage pour l’avion présidentiel et d’autres aéronefs.
Le projet s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la treizième Conférence des gouverneurs des provinces et de l’itinérance du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, programmée à Bandundu, chef-lieu de la province. Prévue initialement du 9 au 13 décembre, la conférence a été reportée sine die sur instruction présidentielle.
L’aéroport n’avait pas bénéficié des réfections nécessaires pour garantir la sécurité et la fluidité des opérations aériennes. Selon la Primature, cette situation résulte de la résiliation du contrat entre l’Office des routes et la Régie des voies aériennes (RVA), l’Office des routes n’ayant pas démontré une capacité technique et financière suffisante pour achever les travaux dans les délais requis. Les travaux ont ensuite été confiés à Safrimex.
Lors du Conseil des ministres du 23 janvier 2026, la Première ministre Judith Suminwa avait instruit les ministres des Transports et des Finances de finaliser sans délai le processus de contractualisation des travaux et de prendre toutes les mesures nécessaires à leur réalisation rapide et efficace.
Selon Fiston Mwemu, commandant de l’aéroport de Bandundu, les travaux débuteront par une étude préliminaire, jugée essentielle avant le lancement des opérations de réhabilitation proprement dites. Il annonce un démarrage imminent.
Par ailleurs, la construction d’un nouvel aéroport à Bandundu est en maturation avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD). Il devrait être érigé sur un site plus éloigné du centre urbain. Le projet est présenté comme un levier stratégique pour « désenclaver la région et stimuler les investissements ».
Ronsard Luabeya









