Le Fonds de régulation économique (FOREC) a lancé, le 14 mai 2026 à Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central, un programme de subvention en semences de pommes de terre destiné à soutenir la relance de la production locale.
Selon une communication du ministère de l’Économie nationale, l’initiative bénéficie à l’Union des coopératives maraîchères Nsimabani, une structure regroupant 11 associations agricoles, sur la base d’un projet soumis au FOREC.
L’objectif affiché est d’appuyer les producteurs locaux afin d’améliorer l’offre nationale de pommes de terre et de réduire progressivement la dépendance aux importations. Le secrétaire exécutif du FOREC, Jean-Paul Nemoyato, a présenté cette intervention comme une phase pilote appelée à ouvrir la voie à des actions plus importantes dans les prochaines années.
Le lancement du projet intervient après la signature, à Kinshasa, d’un protocole d’accord entre les différentes parties prenantes engagées dans le développement de la filière.
Mbanza-Ngungu fait déjà l’objet de plusieurs initiatives visant à relancer la culture de la pomme de terre. En janvier 2026, l’entreprise Frico Agri Art et la coopérative Viva Kongo avaient conclu un partenariat destiné à renforcer cette production grâce à l’utilisation de semences certifiées, à un encadrement technique renforcé et à l’introduction de technologies issues de l’expertise néerlandaise.
Ce partenariat prévoit notamment une phase pilote de culture sur dix hectares en 2026, avec pour objectifs l’amélioration des rendements, la réduction des pertes post-récolte et une meilleure disponibilité du produit sur les marchés locaux.
La zone avait également été ciblée par des essais agronomiques liés à la transformation industrielle. En juillet 2025, l’Agence congolaise de presse (ACP) avait rapporté des résultats jugés prometteurs après trois mois d’essais de semences fournies par la société italienne Amica Chips. Certaines variétés expérimentées avaient montré de bonnes performances, tandis que d’autres devaient encore faire l’objet d’évaluations complémentaires.
Lors de cette visite, Muhindo Nzangi, alors ministre d’État en charge du Développement rural, avait indiqué que l’ambition était d’identifier les variétés les mieux adaptées, de renforcer les capacités des coopératives agricoles et de poser les bases d’une future unité locale de transformation de la pomme de terre.
Avec l’intervention du FOREC, la filière bénéficie désormais d’un appui public supplémentaire, centré sur l’accès aux semences. Le défi reste toutefois de transformer ces initiatives pilotes en production régulière, capable d’approvisionner les marchés locaux et, à terme, de soutenir une chaîne de transformation industrielle.
Ronsard Luabeya
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