Le ministère de l’Économie nationale a annoncé un appui de 7,7 millions de dollars en faveur d’un programme agricole dans la province du Sud-Ubangi, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo. Selon une communication officielle publiée le 16 avril 2026, ce projet sera mis en œuvre en partenariat avec le Centre de développement intégral Bwamanda (CDI-Bwamanda).
Présenté par le ministère comme une avancée concrète en faveur de la production locale et de la sécurité alimentaire, le programme vise à soutenir les producteurs du Sud-Ubangi, à relancer les filières maïs et soja et à améliorer les routes agricoles. Il entend également renforcer l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production jusqu’aux marchés de Kinshasa, principal bassin de consommation du pays.
Pour le ministère de l’Économie nationale, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre la vie chère, de création de valeur locale et de repositionnement de l’agriculture comme pilier stratégique de l’économie nationale.
Partenaire du projet, le CDI-Bwamanda est une organisation non gouvernementale de développement fondée en 1969 dans la région. Son approche repose sur le concept de développement intégral, qui combine des interventions dans les domaines agricole, sanitaire, éducatif, socioculturel et technique. L’organisation se donne pour objectif d’améliorer durablement les conditions de vie des populations locales, en favorisant à la fois leur autonomie économique et leur bien-être social.
Ce programme vient s’ajouter à une autre initiative agricole en cours dans la province. Depuis le 6 avril 2026, le Sud-Ubangi bénéficie du Programme intégré de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (PIREDD), doté de 25 millions de dollars. Financé par l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI) à travers le Fonds national REDD+ (FONAREDD) et mis en œuvre par l’agence belge Enabel sur la période 2026-2030, ce projet met l’accent sur une approche conciliant production agricole et préservation des ressources forestières.
Le PIREDD prévoit notamment la promotion de pratiques agricoles durables, le développement de systèmes agroforestiers et l’appui à des cultures pérennes comme le café et le cacao.
Ronsard Luabeya









