Un projet d’adduction d’eau potable visant les provinces de la Mongala, du Nord-Ubangi et du Sud-Ubangi a été annoncé par le ministère du Développement rural. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), le ministre d’État Grégoire Mutshail Mutomb a indiqué que le programme prévoit des réseaux modernes d’approvisionnement et l’implantation de fontaines publiques, avec une capacité de desserte de localités situées dans un rayon de 5 à 10 kilomètres.
L’ACP rapporte également que le ministre a évoqué des « insuffisances » à Gbadolite et annoncé l’extension des infrastructures aux territoires environnants. Des études complémentaires doivent être réalisées, tandis que la Regideso est appelée à être modernisée pour assurer un service durable.
Cette annonce s’inscrit dans un contexte où les autorités mettent en avant, en parallèle, le programme régional PREDIRE (appui aux infrastructures et valorisation des ressources en eau transfrontalières) dans le bassin de l’Oubangui. La Banque africaine de développement (BAD) présente ce programme comme couvrant notamment le Nord-Ubangi, le Sud-Ubangi et la Mongala côté RDC, ainsi que le Grand Bangui côté République centrafricaine, avec un objectif de bénéficiaires directs chiffré à l’échelle régionale. L’ACP rappelle enfin que ces initiatives s’inscrivent dans l’esprit du PDL-145 territoires, destiné à améliorer l’accès aux services de base.
Ce qui reste à clarifier à ce stade : ni l’ACP ni les communications disponibles ne détaillent le budget du projet annoncé, ses sources de financement, son calendrier (démarrage effectif, durée, phasage), la liste précise des localités ciblées par province, ni la quantification des ouvrages (nombre de fontaines, kilomètres de réseau, stations, réservoirs).
Les modalités d’exploitation doivent aussi être précisées : rôle exact de la Regideso (maîtrise d’ouvrage, maintenance, tarification), niveau de service attendu et mécanisme de suivi. Enfin, l’articulation opérationnelle entre le projet annoncé et PREDIRE (périmètres respectifs, coordination, financement commun ou non) mérite d’être explicitée pour éviter de confondre deux volets potentiellement distincts.
Boaz Kabeya









