La société libanaise Averda est en voie de conclure un nouveau partenariat avec la ville-province de Kinshasa afin d’améliorer la gestion des déchets dans la capitale congolaise, confrontée depuis plusieurs décennies à des problèmes d’insalubrité.
Le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, s’est entretenu, le 6 janvier 2026, avec les responsables de cette entreprise, en présence des services provinciaux en charge de l’assainissement. Selon une communication du gouvernorat, cette rencontre visait à poser les bases de ce partenariat, dont l’objectif est de réduire l’insalubrité chronique et d’améliorer le cadre de vie des habitants.
La même source précise que les études techniques devraient débuter le 7 janvier 2026, en vue du lancement effectif des travaux dans les prochaines semaines. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Kinshasa Ezo Bonga » (« Kinshasa change »), porté par l’exécutif provincial et axé sur la modernisation des services urbains et l’amélioration de la gouvernance locale.
Un retour après un premier contrat en 2017
Ce projet n’est toutefois pas une première tentative de collaboration entre Kinshasa et Averda. En 2017, les autorités provinciales avaient déjà signé un contrat avec l’entreprise, sans réel impact sur le terrain. Le partenariat avait alors achoppé sur un différend administratif, lié notamment aux exigences de garanties financières et d’une avance de fonds formulées par l’entreprise, tandis que le gouvernement provincial attendait l’arrivée des équipements promis pour le démarrage des travaux.
Fondée en 1964 et basée à Dubaï, Averda se présente comme l’un des leaders de la gestion des déchets et du recyclage dans les pays émergents. Le groupe revendique un portefeuille de plus de 60 000 clients, issus aussi bien du secteur public que privé, allant des petites et moyennes entreprises aux grandes institutions.
Les activités d’Averda couvrent notamment la collecte des ordures ménagères, le nettoyage des voies publiques, le tri et le recyclage des déchets, le compostage, ainsi que l’élimination sécurisée des déchets dangereux, y compris les déchets médicaux et chimiques soumis à une réglementation stricte. Le groupe est actif dans les pays du Golfe et en Afrique, où il opère déjà en République du Congo, au Gabon, en Angola, en Afrique du Sud et au Maroc.
Ronsard Luabeya









