La République démocratique du Congo et la Tanzanie veulent approfondir leur coopération énergétique, notamment dans l’aval pétrolier et la lutte contre la fraude sur les produits en transit. Le sujet a été évoqué le 7 mai 2026 à Dodoma, lors d’une rencontre entre la ministre congolaise des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, et le ministre tanzanien de l’Énergie, Deogratius Ndejembi.
Selon le ministère congolais des Hydrocarbures, les échanges ont porté sur l’expertise technique, l’exploitation pétrolière, la gestion commune du potentiel du lac Tanganyika, ainsi que la sécurisation des recettes publiques dans l’aval pétrolier.
Cette démarche s’inscrit dans le prolongement des alertes formulées ces derniers mois par la ministre des Hydrocarbures sur les importations de carburants par la voie Sud. En janvier 2026, Acacia Bandubola avait dénoncé un système de fraude douanière touchant les produits pétroliers finis importés dans le Haut-Katanga.
Selon une correspondance adressée à la DGDA, sur près de 2 millions de mètres cubes de carburants importés en 2025 via ce corridor, seule une partie aurait fait l’objet d’un dédouanement régulier. Cette situation aurait entraîné un manque à gagner évalué à près de 800 millions de dollars.
À Dodoma, les autorités congolaises et tanzaniennes n’ont pas encore détaillé les mécanismes envisagés. Mais l’objectif affiché est de mieux encadrer les flux pétroliers régionaux, de réduire les circuits de fraude et de sécuriser les recettes publiques.
La rencontre a également permis d’aborder l’exploitation du lac Tanganyika, présenté par le ministère comme une zone d’intérêt commun à fort potentiel pétrolier. Les deux pays disent vouloir harmoniser leur approche afin de faire de cette coopération énergétique un levier de croissance mutuelle.
Ronsard Luabeya
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