L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) met en place un mécanisme de signalement et de gestion des plaintes destiné à renforcer la transparence dans ses relations avec les opérateurs économiques.
Dans un communiqué signé le 24 juin 2026 par son directeur général, Ted Beleshayi Kasanda, l’ARSP indique que ce dispositif s’adresse à l’ensemble des parties prenantes, « plus particulièrement les entreprises principales ».
Il doit permettre de signaler tout comportement contraire à la réglementation, aux règles déontologiques ou aux missions de service public de l’institution. Les plaintes peuvent être transmises par courriel, à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., ou par téléphone aux numéros dédiés : (+243) 830 543 909, (+243) 962 200 002 et (+243) 800 120 000.
L’ARSP précise que ces canaux sont accessibles les jours ouvrables, du lundi au vendredi, de 8h30 à 16h30. Les signalements peuvent être effectués de manière anonyme et chaque saisine doit faire l’objet d’un traitement confidentiel, dans le respect des droits des personnes concernées et des textes en vigueur.
L’institution prévient que tout comportement inapproprié avéré, au regard des règles de procédure et de probité, sera sanctionné.
Reprise des contrôles
Cette initiative intervient dans un contexte de reprise des contrôles de l’ARSP auprès des donneurs d’ordre et des entreprises principales. Selon les directives fixées le 12 juin 2026, les inspecteurs déployés doivent être munis d’un ordre de mission signé par la direction générale. Ils peuvent aussi requérir certains documents, notamment les états financiers des entreprises contrôlées.
À l’issue de ces missions, l’ARSP prévoit d’exploiter les données collectées afin de produire des indicateurs sur la participation des entreprises à capitaux majoritairement congolais dans les marchés de sous-traitance.
Pour Ted Beleshayi, récemment nommé à la tête de l’institution, ce mécanisme apparaît comme un signal de gouvernance interne. Alors que l’ARSP renforce son pouvoir de contrôle sur les entreprises, elle cherche aussi à encadrer les pratiques liées à ses propres procédures.
Ronsard Luabeya
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