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Nord-Kivu : les télécoms rétablis, l’AFC/M23 évoque l’arrivée d’un nouvel opérateur

Nord-Kivu : les télécoms rétablis, l’AFC/M23 évoque l’arrivée d’un nouvel opérateur

Selon plusieurs sources concordantes, les réseaux de téléphonie mobile Vodacom, Orange et Airtel ont été rétablis dans les territoires de Nyiragongo, Rutshuru, Lubero, Masisi et Walikale, au Nord-Kivu, dans la nuit du 16 au 17 février 2026, après près d’un mois de coupure. Les abonnés des principaux opérateurs peuvent de nouveau passer des appels, envoyer des messages et accéder à Internet dans ces zones.

Ce rétablissement intervient alors que, dans des médias proches de la rébellion, l’administration parallèle mise en place par l’AFC/M23 indique depuis quelques jours travailler à l’arrivée d’un nouvel opérateur télécom dans les zones sous son contrôle. Les rebelles accusaient alors Kinshasa d’être à l’origine de cette longue interruption des réseaux.

Jusqu’à présent, les autorités n’ont pas communiqué sur les causes exactes des perturbations observées durant près d’un mois dans ces zones. Le 26 janvier 2026, Vodacom Congo avait toutefois indiqué, dans un communiqué, avoir subi une intrusion dans son centre technique de Goma, entraînant une perte de supervision et de contrôle du réseau « dans cette zone ».

Depuis plusieurs mois, les autorités congolaises alertent néanmoins sur la dégradation de la qualité des services de télécommunication dans le pays. Mi-janvier, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) a attribué cette situation à une panne du câble sous-marin WACS et annoncé, début février, des travaux de réparation.

La volonté de l’AFC/M23 d’introduire un nouvel opérateur dans les zones sous son contrôle intervient alors que l’ARPTC accuse le groupe MTN de fournir illégalement des services de téléphonie mobile et d’accès à Internet en République démocratique du Congo (RDC), notamment à Goma et Rutshuru, sans titre d’exploitation délivré par les autorités congolaises.

Selon des sources locales à Rutshuru-centre, des équipements attribués à MTN Rwanda auraient été installés sur des antennes dans le quartier Murambi, permettant au réseau rwandais de couvrir une partie du territoire congolais et d’y proposer des services.

Ce n’est pas la première fois que des opérations liées à MTN sont évoquées dans cette zone. Au début des années 2000, alors que Goma et une partie du Nord-Kivu étaient sous contrôle du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), une rébellion soutenue par le Rwanda, Rwandacell — aujourd’hui MTN Rwanda, détenue à 80 % par le groupe MTN et cotée à hauteur de 20 % à la Bourse rwandaise — opérait dans la région sous la marque Supercell.

Dans un article publié par le groupe MTN, Frans Joubert, alors directeur marketing de Rwandacell, déclare : « J’étais le PDG de Supercell, et les plateformes techniques étaient presque entièrement gérées depuis le Rwanda. » Il précisait avoir dirigé ce réseau pendant près de deux ans.

Jusqu’en août 2005, Supercell utilisait l’indicatif international rwandais +250 avant de commencer à utiliser le +243, indicatif de la RDC.

Timothée Manoke 

Lire aussi :

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