La République démocratique du Congo (RDC) a annoncé une première phase de 300 millions de dollars dans le cadre du Programme accéléré d’investissements pour la modernisation des services douaniers (PMOD), destiné à renforcer les capacités de la Direction générale des douanes et accises (DGDA).
Présentée lors de la réunion du Conseil des ministres du 27 mars 2026, cette initiative prévoit notamment l’acquisition d’équipements de contrôle tels que des scanners de dernière génération, des dispositifs de communication satellitaire et des systèmes de radars. L’objectif affiché est de lutter contre la fraude douanière, de renforcer la surveillance aux frontières et de limiter les intrusions dans le système douanier.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, cette première phase du programme sera financée par un prêt syndiqué mobilisé par quatre banques : EquityBCDC, FBN Bank, Standard Bank et Ecobank. Ce financement a été structuré avec l’unité de gestion de modernisation de la douane (UGP-Mod), avec la redevance rémunératoire informatique (RRI) utilisée comme collatéral.
Le gouvernement prévoit également une deuxième phase, qui sera structurée sous la forme d’un partenariat public-privé avec un consortium émirati, dont l’identité n’a pas été précisée.
Au-delà de cette annonce, un rapport du Fonds monétaire international (FMI), publié en janvier 2026, évoquait déjà l’acquisition en 2026 d’équipements de contrôle non intrusifs, notamment des scanners de conteneurs et des scanners volumétriques, dans le cadre de la modernisation des douanes congolaises. Ces outils doivent permettre d’améliorer les capacités de contrôle, tout en réduisant les manipulations physiques des cargaisons.
Le FMI souligne aussi que le renforcement de ces dispositifs vise à améliorer le suivi des exportations et la mobilisation des recettes publiques, dans un contexte marqué par des faiblesses persistantes dans les mécanismes de contrôle.
Parallèlement, l’institution mentionne d’autres réformes destinées à améliorer le partage d’informations entre administrations financières, notamment par l’interconnexion de certains systèmes de données entre l’administration fiscale et la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique (DGTCP).
Boaz Kabeya
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