L'entreprise congolaise Kipay Investments développera une centrale hydroélectrique de 200 MW dans le bassin de Lufira, au sud-est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Ce projet, soutenu par la Banque africaine d'import-export (Afreximbank), verra la banque financer les études techniques, évaluer la viabilité financière, couvrir les frais de conseil et structurer le financement de la dette, assurant ainsi la bancabilité du projet. Il s’agit de la première initiative d’Afreximbank pour un projet d’énergies renouvelables du secteur privé en République Démocratique du Congo (RDC).
@kipayenergy est fière d'annoncer qu'elle a signé un accord de financement au titre de la facilité de préparation et de structuration de projet pour la centrale hydroélectrique de Sombwe avec @afreximbank #rdc #DRC #SDG7 https://t.co/R7wMD5GyoN
— Kipay Energy (@KipayEnergy) December 19, 2024
Ce projet s’inscrit dans l’objectif gouvernemental de lier la croissance économique du pays à l’augmentation de son taux d’électrification, actuellement de 21,5 %. Les autorités congolaises visent un taux de 62,5 % d'ici 2030, en exploitant le potentiel hydroélectrique du pays, évalué à plus de 100 000 MW. La centrale s'inscrit comme une réponse pragmatique aux défis énergétiques de la RDC, alors des projets comme Inga 3 rencontrent encore des obstacles administratifs et financiers. « Afreximbank est fière de soutenir des projets d’énergies renouvelables qui non seulement stimulent l’industrialisation et les exportations, mais favorisent également une transition énergétique juste. Ce projet pionnier témoigne de notre engagement à exploiter les ressources renouvelables pour bâtir une infrastructure énergétique durable en RDC. », a déclaré Kanayo Awani, vice-président exécutif d’Afreximbank pour le commerce intra-africain et le développement des exportations.
L’infrastructure contribuera à matérialiser l’ambition du pays en termes de transition énergétique, en fournissant une énergie propre aux entreprises minières de la région, cruciales pour la transformation locale des minéraux stratégiques comme le cuivre et le cobalt.
De plus, elle réduira les émissions de CO₂ de 108 000 tonnes par an, soutenant ainsi les engagements climatiques de la RDC dans le cadre de l’Accord de Paris. En termes d'impact économique, près de 3000 emplois directs seront créés, avec des retombées pour les activités locales, comme la pêche et le commerce, ainsi qu’une amélioration de l’accès à l’électricité pour les communautés voisines.
Les revenus fiscaux générés par le projet devraient profiter au gouvernement de la RDC sur une période de 30 ans. Aucune précision n’a été donnée sur les détails liés à cette prévision, ni sur la date de mise en service de l’infrastructure.
Olivier de Souza