La centrale hydroélectrique de Kakobola, située dans le territoire de Gungu au Kwilu, a été officiellement mise en service le 23 mars 2026 par le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, selon la communication du ministère. D’une capacité installée de 10,5 MW, l’ouvrage repose sur une technologie hydroélectrique au fil de l’eau et marque une étape importante dans la relance de l’électrification de cette partie du pays.
Selon les informations communiquées par le gouvernement, le projet comprend non seulement l’unité de production, mais aussi les lignes de transport, les sous-stations et les réseaux de distribution destinés à desservir Kikwit, Gungu et Idiofa, ainsi que certaines localités rurales du Kwilu. Des sources antérieures évoquaient également les missions catholiques de Totshi et Aten ainsi que le village de Butshamba parmi les zones à raccorder.
L’enjeu est d’abord économique. La mise en exploitation de Kakobola doit améliorer l’alimentation électrique d’un bassin où l’insuffisance d’énergie a longtemps freiné les activités productives. Le ministère met en avant un potentiel de desserte de plus de 400 000 habitants, avec des effets attendus sur le développement des petites et moyennes entreprises, du commerce local et des services essentiels comme la santé et l’éducation. Ce type d’infrastructure est présenté par les autorités comme un levier de redynamisation de l’économie provinciale.
Cette mise en service intervient après plusieurs reports. Lors du Forum Makutano du 26 novembre 2025, Aimé Sakombi Molendo avait annoncé une entrée en service dans un délai d’environ 45 à 47 jours, soit autour de janvier 2026, en expliquant que des blocages techniques, financiers et juridiques avaient été levés. Selon la même source, le gouvernement avait autorisé une procédure d’entente directe pour accélérer la désignation de l’exploitant. À ce stade toutefois, aucun nom d’opérateur n’a été officiellement rendu public.
Au-delà de l’annonce officielle, Kakobola reste un test pour la politique énergétique congolaise. Après plus d’une décennie de retards, la vraie mesure de son impact se fera désormais sur le terrain : stabilité de la production, extension effective des raccordements et capacité à transformer cette nouvelle offre d’électricité en activité économique durable dans le Kwilu.
Boaz Kabeya
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