Le ministère de l’Économie nationale conditionne désormais l’exercice de dix activités relevant du commerce de détail par des opérateurs étrangers à l’obtention préalable d’un avis de non-objection (ANO). Ce dispositif impose un capital minimum variant de 250 000 à 1 million de dollars, selon le segment d’activité concerné. La demande d’ANO s’effectue via le site officiel du ministère.
Cette mesure intervient après la signature, le 28 avril 2026, de trois arrêtés interministériels encadrant l’exercice du petit commerce et du commerce de détail en République démocratique du Congo. Parmi ces textes figure notamment un arrêté définissant les activités de commerce de détail spécialisé à forte intensité de capital accessibles aux investisseurs étrangers.
Selon les informations publiées par le ministère de l’Économie nationale, les activités concernées sont réparties en trois catégories, en fonction du niveau d’investissement exigé.
La catégorie C, assortie d’un capital minimum de 250 000 dollars, comprend les activités artistiques, sportives et culturelles, y compris les parcs d’attractions, les commerces spécialisés dans la bijouterie et les articles de luxe, les librairies, ainsi que les magasins d’articles de sport et de loisirs. Elle couvre également les commerces de produits pharmaceutiques et médicaux, les stations-services, ainsi que les activités de transport et les services auxiliaires, à l’exception des taxis.
La catégorie B, qui requiert un investissement minimum de 500 000 dollars, concerne le commerce de détail spécialisé dans l’électroménager et les équipements électroniques, ainsi que les activités de restauration.
La catégorie A, soumise à un capital minimum de 1 million de dollars, regroupe le commerce de véhicules automobiles et de motocycles neufs et de pièces détachées, les activités d’hébergement, ainsi que les hypermarchés et supermarchés.
Le ministère précise que les opérateurs étrangers déjà présents sur le marché congolais devront également se conformer à ces nouvelles dispositions en régularisant leur situation administrative.
À travers cette réforme, le gouvernement congolais entend renforcer l’encadrement du petit commerce et du commerce de détail, secteurs qu’il souhaite réserver prioritairement aux opérateurs nationaux, tout en maintenant l’accès des investisseurs étrangers aux activités nécessitant des capitaux plus importants.
Timothée Manoke et Ronsard Luabeya
Lire aussi :
Petit commerce : Kinshasa organise la sortie progressive des opérateurs étrangers









