Ce 3 juin 2026, Kinshasa connait une journée marquée par l’appel à une « ville morte » lancé par plusieurs partis de l’opposition. Cette initiative vise à protester contre un projet de révision constitutionnelle porté par la coalition au pouvoir, que ses détracteurs soupçonnent de pouvoir ouvrir la voie à un maintien du président Félix Tshisekedi au-delà de son deuxième mandat, qui s’achève en 2028.
Sur le terrain, cet appel a entraîné un ralentissement visible des activités économiques dans plusieurs secteurs de la capitale congolaise, sans provoquer de paralysie totale.
Dès les premières heures de la matinée, l’activité commerciale est apparue inégale selon les communes. Au marché central de Kinshasa, communément appelé « Zando », plusieurs commerçants ont préféré ne pas ouvrir leurs boutiques, invoquant des raisons de prudence et la crainte d’une faible affluence ou d’éventuelles perturbations.
Dans la commune de Limete, les activités commerciales ont été maintenues, mais avec une fréquentation sensiblement inférieure à la normale. Des opérateurs économiques ont signalé une baisse du flux de clients, se traduisant par une diminution des ventes et un ralentissement des échanges.
Transports perturbés
Le secteur des transports a également été affecté, avec des impacts variables selon les zones de la ville. Certaines lignes de bus et de taxis ont continué à fonctionner, mais avec une demande irrégulière et des rotations réduites par endroits.
Dans plusieurs artères de la capitale, la circulation est apparue moins dense qu’en journée ordinaire, traduisant une certaine prudence des habitants. Certains axes majeurs ont toutefois conservé une activité relativement soutenue.
Sur le boulevard Lumumba, la circulation est restée constante, avec la présence habituelle de véhicules et de taxis-motos. À l’inverse, dans la commune de la Gombe, centre administratif et d’affaires, l’activité est demeurée en deçà du niveau habituel, avec une faible affluence dans les espaces publics.
Face à cet appel à la paralysie, les autorités urbaines avaient invité la population à poursuivre normalement ses activités. Les établissements scolaires, les services publics ainsi que les réseaux de transport avaient été encouragés à rester pleinement opérationnels.
Ronsard Luabeya
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