L’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM) prépare la pose des premières pierres de deux projets de ports secs à Songololo et Kenge, dans le cadre de ses efforts pour améliorer la fluidité du trafic des marchandises sur les principaux corridors logistiques du pays.
L’annonce a été évoquée le 27 mai 2026 lors d’une mission d’itinérance du directeur général ad intérim de l’OGEFREM, Emmanuel Mayele Samba, au Kongo Central. Selon la communication du gouvernorat provincial, le responsable de l’Office a été reçu par le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, à Matadi, pour faire le point sur ces projets.
Les échanges ont notamment porté sur la cérémonie de pose des premières pierres pour la construction de ces ports secs. Ces infrastructures sont présentées comme des plateformes destinées à fluidifier la circulation des marchandises, notamment sur le corridor reliant Matadi à Kinshasa.
Selon les informations relayées par l’Agence congolaise de presse (ACP), ces projets s’inscrivent dans la stratégie de l’OGEFREM visant à améliorer la gestion du fret multimodal et à réduire les perturbations observées sur les principaux axes logistiques du pays.
L’objectif est notamment de limiter l’impact des camions de transport de marchandises dans les zones régulièrement saturées. Dans ce type de dispositif, les ports secs peuvent servir de plateformes de stockage, de traitement et de redistribution du fret, en complément des infrastructures portuaires classiques.
Des détails encore attendus
Le projet intervient dans un contexte marqué par de fortes perturbations de la circulation sur l’axe Kinshasa-Matadi, principal corridor d’approvisionnement de la capitale congolaise. En mai 2026, les travaux de réhabilitation de certains tronçons de la RN1 ont provoqué d’importants ralentissements, affectant le transport des marchandises entre le port de Matadi et Kinshasa.
Face à cette situation, le gouvernement avait annoncé plusieurs mesures destinées à améliorer la fluidité du trafic, notamment l’accélération des travaux de contournement dans les zones les plus congestionnées, le renforcement de la présence des forces de l’ordre autour des chantiers et l’examen de mécanismes visant à réduire les délais de passage aux postes de péage.
À ce stade, les détails techniques et financiers des deux projets de ports secs n’ont pas encore été précisés. Les autorités n’ont pas non plus communiqué de calendrier détaillé sur le démarrage effectif des travaux, la capacité attendue des plateformes, leur modèle de financement ou les opérateurs qui seront associés à leur développement.
Ronsard Luabeya
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