La République démocratique du Congo (RDC), à travers la Réserve stratégique générale (RSG), veut se doter, sur l’ensemble de son territoire, d’un réseau de silos destinés au stockage des céréales. Selon le Plan d’investissement public couvrant la période 2026-2028, le gouvernement prévoit d’allouer 14,5 milliards de francs congolais, soit environ 6,6 millions de dollars américains au taux moyen, à la construction de ces infrastructures.
Le coordonnateur de cette institution rattachée à la présidence de la République, Serge Mulumba Katchy, a annoncé qu’un projet pilote sera installé à Kimpese, dans la province du Kongo Central. En novembre 2025, il a effectué une visite en Italie auprès du fournisseur chargé de produire les installations prévues pour ce premier site. À cette occasion, il a indiqué que le projet de Kimpese disposerait d’une capacité minimale de 5 000 tonnes de céréales, et que ce modèle serait ensuite reproduit dans les autres provinces du pays.
Ce travail préparatoire avait été précédé, en octobre 2025, d’une séance de travail avec des experts du cabinet de conseil américain International Reliable Consulting (IRC). Ces échanges avaient permis d’explorer les possibilités de collaboration pour la mise en place des silos, mais aussi pour la création d’une banque de semences, selon la communication de la RSG.
Créée par ordonnance présidentielle, la Réserve stratégique générale a pour mission d’assurer la prévention et la gestion des crises par la constitution de stocks stratégiques de produits de première nécessité. Elle intervient pour soutenir la sécurité alimentaire, stabiliser les prix et appuyer les producteurs locaux, en constituant et en renouvelant des réserves mobilisables en cas de crise, de pénurie ou de calamité naturelle.
En septembre 2025, l’institution avait déjà mené une intervention sur le marché du maïs à Kinshasa. Elle avait mis en vente des sacs de farine de maïs de 25 kg à 35 000 francs congolais, un prix nettement inférieur à ceux pratiqués alors dans la capitale, qui oscillaient entre 40 000 et 63 000 francs selon la qualité. Cette opération, menée dans plusieurs marchés de la ville, visait à atténuer la pression sur les ménages et à stabiliser les prix en période de tension.
Timothée Manoke.
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