Facebook Bankable LinkedIn Bankable
Twitter Bankable WhatsApp Bankable
Bankable
Bankable

PLUS LUS

Le rythme de la hausse des prix ralentit à 15,25% en RDC, grâce à la monnaie locale

Le rythme de la hausse des prix ralentit à 15,25% en RDC, grâce à la monnaie locale

L’inflation en République démocratique du Congo a ralenti à 15,25% début août, contre 23,75% fin janvier 2024, selon des données de la Banque centrale (BCC). Ce ralentissement est attribué à « la stabilité sur le marché des changes suite à l’orientation restrictive des politiques budgétaire et monétaire », selon une version officielle reprise par la BCC.

Les prix alimentaires, qui représentent 67,8% de l’indice, restent le principal moteur de l’inflation. Mais le secteur des transports impacte également l’inflation, notamment à cause de la hausse mondiale et locale des prix des carburants. Le marché local en général est contraint de s’adapter à cette augmentation, qui affecte l’ensemble de la chaîne de consommation.

À Kinshasa, mégapole de 20 millions d’habitants, le carburant est crucial pour l’électricité et la mobilité. Les variations de prix influencent largement l’économie locale. L’impact sur l’ensemble du pays est plus difficile à évaluer en raison des disparités régionales.

Le franc congolais se stabilise autour de 2850 pour un dollar, limitant le coût des importations. Les autorités attribuent cette amélioration aux politiques budgétaires et monétaires mises en place. Mais il y a aussi lieu de relever une amélioration des prix des principales matières premières (cuivre notamment), qui ont soutenu la balance commerciale des biens.

Malgré ces indicateurs positifs, la majorité des Congolais peinent à ressentir une amélioration concrète, leurs revenus stagnant face à une inflation certes ralentie, mais persistante. De nouvelles mesures pourraient être envisagées pour atteindre l’objectif national de 11% d’inflation.

Le gouvernement maintient des mesures de soutien, comme la suppression de la TVA sur le carburant et le pain. Cependant, une refonte structurelle des politiques publiques semble nécessaire, le budget de fonctionnement de l’État restant disproportionné par rapport aux investissements. Les six premiers mois de 2024 montrent une tendance à l’inversion, avec un objectif gouvernemental d’augmenter les dépenses en capital, selon le FMI. Les récents travaux sur les routes de desserte agricole s’inscrivent dans cette stratégie, dont les effets restent à observer.

Idriss Linge

Lire aussi :

18-07-2024-Investissements : le gouvernement veut dépasser la contribution des bailleurs étrangers d’ici 2025

11-07-2024-Budget de l’État 2024 : baisse des dépenses ministérielles, hausse de la masse salariale en RDC

Abonnez-vous à notre newsletter (gratuit)

Chaque jour, recevez les actualités et les analyses de la rédaction de Bankable.


jean-pierre-latere-de-lubumbashi-a-l-elite-mondiale-de-la-biotech
Un deal à un milliard de dollars a propulsé Jean-Pierre Latere sur le devant de la scène. Durant la semaine du 17 au 23 mars 2025, le Belge d’origine...
les-autorites-congolaises-avancent-dans-la-bonne-direction-entretien-exclusif-avec-rene-tapsoba-fmi
Au cours de la première semaine de mars 2025, une délégation du Fonds monétaire international (FMI) en provenance de Washington a séjourné à Kinshasa. En...
bobo-makunda-sefekese-le-monsieur-crise-de-sofibanque
Sofibanque a annoncé, le 4 mars 2025, la nomination de Bobo Makunda Sefekese en tant que directeur général adjoint (DGA). Il occupera un second poste...
banque-et-finance-isabelle-lessedjina-un-parcours-inspirant
Isabelle Lessedjina a tapé dans l’œil de Forbes Afrique. Elle figure en effet parmi les 50 femmes les « plus inspirantes du moment », selon la...

 
 

PLUS LUS

Please publish modules in offcanvas position.